LYRICS
A L’INTERIEUR
Tu voulais traquer ma life, croque dans la pomme, tu vas craquer
Entends ce track de détraqué, serres ta matraque, ça va taper
Tu voulais troquer mon rap, piller mon art, revendre mon âme
Tu voulais me filer un blâme, piquer ma rime avec ton dar
Tu voulais lui faire la bise et faire du biz avec le diable
Tu voudrais que je baise la France et que tu flippes avec le borgne
Tu voudrais que je te braque, que j’emmène dans ma barque
Des gamins soit disant barges et que je pille ta baraque
Que je casse la baraque, fasse figurant comme Obama
Que j’échoue ou que je blague, qu’on cherche le coupable idéal
Les mêmes mecs qui veulent nous faire taire à l’intérieur
Pour conserver leur ter-ter leur pouvoir par la terreur
Si tu peux arrêter stopper avec ta répression
J’ai juste l’impression de l’avoir trop collée à la raie
Jeter des pierres ou mettre le feu, cracher du feu sur Hortefeux
Que je sème le désordre, que je tire sur la horde
Faîtes monter les statistiques et chiffres de l’insécurité
Impossible de la citer sans la lier à la cité
Tu voudrais que je te siffle, ton hymne n’est pas à l’amour
Les lignes de Rouget de Lisle incite au sang pas à l’amour
Tu voudrais que je te choque, que je traîne en bas des blocs
Que je deale bien plus de stocks, que ta fille camée à toc
Une bête sage ne peut rester qu’en cage
Un indigène reste sauvage, toi qui regrettes l’esclavage
A l’extérieur, on ne digère pas
Ton ingérence indigeste coloniale et papale
Tu voudrais que je m’intègre, me désintègre, reste le nègre
A qui tu dictes la parole comme ces colons à mes parents
Tu voudrais que mon rap fasse plus de bruit que tes frappes
Et que vive la violence dans mes textes avec impudence
Tu voudrais que je boycotte, que je m’abstienne les jours de vote
Que je baisse un peu mon froc pour bien profond avoir la cote
Que je rugisse comme un lion et surgisse la panthère
Où se cache le Caméléon derrière les murs gris, les couleurs
Matraquage médiatique, braquage ou vol, plaquage au sol
Arrestation classique, en plein vol, plein vol
T’as voulu défier la rue, pourrir les âmes, me vendre des armes
T’as voulu nous faire ramper et faire trembler ton auditoire
Tu voudrais que je sois fan de ton Johnny national
Critère élémentaire de ton identité nationale
Tu voudrais que je consomme en ignore les consonnes
Que je m’isole et me console en camisole devant ma console
Que je cède à tes humeurs et tes excès d’autorité
Que je sème la terreur, soit la tumeur de l’intérieur
YALLAH!!!
J’ai la poussière qui me pique les yeux
Les bras tendus vers les cieux
Il souffle comme un vent de liberté
C’est le printemps des opprimés, des insurgés, des indignés
Le temps des chants révolutionnaires
Comme ce parfum de jasmin qui plane dans les airs
Un manifeste, un contre pouvoir
Là où règne et s’exerce la tyrannie du pouvoir
D’une main ferme, la colère monte, le peuple pousse
Et le silence vie ses derniers instants
Quand tout un peuple s’exprime d’une seule voix
En marche pour reprendre ce qu’il lui revient de droit
Il n’est plus interdit de se lever, il n’est plus interdit d’espérer
Plus interdit de se taire et de rêver comme aller de l’avant, poing levé
Y a la poussière qui me pique les yeux
Et y a mon frère qui pisse le sang
Sonne le chaos de la démocratie
Quand le pouvoir assassine celui qui réclame plus de justice
C’est tout un peuple qui se libère et s’émancipe avec passion
Pour ceux qui mettent leurs rêves en action
Destin d’un jeune révolutionnaire
Qui paie le prix cher de son combat protestataire
C’est tout un peuple qui plaide et crie à l’aide
Qui a faim de justice sociale et soif de progrès
J’ai bravé l’interdit, j’ai brandit mon espoir
Mon peuple a grandit, j’ai écris son histoire
BASTARDS feat. Ka
Arrête de tergiverser, les yeux rivés vers le store
Comme si tu m’causais du tort, on guette encore mes faux pas
On pète les rivets pour voler, foncer dans le décor
En fait, on cherche à péter le score
Pour faire taquiner les basses, tapiner les tasses, tasses, tasses
Tellement crade, que les bastards en réclament, clament, clament
Que les gars qui demandent des claques sont en extase, taz, taz
Que les mecs qui font la queue deviennent barges, barges, barges
Ah c’est dosé, viens c’est osé, là où les accros attendent leur dose
Moi je t’ai rincé, je t’ai brisé les reins, terrassé
Garde ton oseille, t’inquiète je suis prêt à mettre à l’amande
Tous ceux qui demandent et commandent des barres à mines dans l’anti-pop
Comme montrer mes crocs sur le cromi ah !
Servez-vous, serrez les dents j’ai promis ah !
Laissez passer les rats, bande de scélérats ah !
Ecartez-vous avant que tout parte en éclats ah !
Pour tous les bastards, les couches-tard instables
Qui trippent par instinct, se préparent en indé
Se foutent des charts et t’arrose toute l’année
Et mettent des chtars aux awards pour parader
Bastards and shouts, no concessions
Tough guy and charts, for the nation
Faire de la merde, je pratique depuis long time
Le souci c’est que je fais dans la qualité, le prime
Un peu partout, je pisse dans les coins, j’étale
Le jus de la dernière tournée de ce putain de Ballantine’s
Quand j’écris des proses osées, de manière dosé
Réput’ endossée, c’est la saucée dans le fossé
A peine écorché, t’as flow faussé, l’eau je la bois sans “C”
Et je suis censé te faire danser en français
Ça t’étonnes, tu sais bosser pour sucer
Coupe cette mèche prend exemple
Arrête de faire la pute, prends toi une séance
ça file à l’américaine quand je débarque au milieu de ces chiennes
Peut importe on est là, on sait, je prends les commandes
Temple affiche son groove, contemple l’affiche ça move
L’entente pas de tisch t’approuve, c’est dans tes miches que je couve
Et dans le pitch on prouve, scalpant les bitchs qui l’ouvrent
A coup de rythmiques qui bourrent et sur ce son t’accours
Matte ces chiennes qui se lèchent se déchaînent et s’enchaînent
La mauvaise graine dans ta gueule, dans ta chaîne, on dégaine le gun
Adeptes des paillettes, des bulles, qui polluent et pullulent
Je t’éclate le pistil, nique tes pastilles, tes pilules
MY ROOTS
Où sont passés mes racines, mes ancêtres ont décimé tout ce qui m’anime
Regarde où marche cet homme solitaire vers son suicide grâce à son mépris salutaire
En dilapidant tout ce qu’il a pu dealé, pillé, le pire de tout ce qu’il a accumulé
Des richesses naturelles à qui on a coupé les ailes
Des dérives qui nous coûtent l’envie de sauver ce que l’on aime
De sa faute, se met en porte à faux, finit par récolter ce qu’il a si tôt semé
Tout ce que l’homme a foulé, pollué et souillé, qui va voler à son secours
Ai-je vraiment perdu la raison, je reste perché dans mon arbre, ma maison
Avons-nous tout simplement retenu la leçon
Des effets, des excès de la surconsommation
I come back from this world and I found natural things
I want to come back to my roots, I’m so far from them
Comme un singe qui s’est perdu loin de son herbe
De sa forêt, il fuit sa nature, son minaret
Insensible et aucun respect pour son berceau, son cercueil, il baigne dans le cynisme
Je me suis levé puis enraciné, le mutisme comme progrès, le progrès pour trophée
Loin des rêves, songes et dans les bras de Morphée
Amorphe est la vie, j’amorce la fin annoncée
Prêt à briser ma barrière de Corail, à nier, exterminer mon capital vital
Ce qui m’inspire le détruit, ce qui m’étouffe le brandit
Je n’ai plus aucun sens de la mesure
Croyant tous savoir j’ai nié ton existence, la technologie a allongé nos distances
Et réduit à néant nos échanges véritables
Une carte puce de plus planquée dans nos portables
Un héritage pourri, une succession démunie
Un savoir transmis par les pères que nous sommes
En somme, on n’assume pas ce que nous sommes
Responsables et otages d’un pillage à outrance
Enfants déraisonnables, esclaves du consommable
L’enfant roi produit et le jette
C’est en fait, cette surexploitation qui inquiète
Sans se méfier qu’on appuie tous sur la gâchette